La ville à chaud ! Bruxelles face aux îlots de chaleur urbains

(2026)

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Abstract
Ce mémoire part d'un constat alarmant : sous l'effet du dérèglement climatique, les villes deviennent invivables en été, étouffées par le phénomène des îlots de chaleur urbains (ICU). Ce piège thermique, amplifié par la minéralisation des sols, la densité du bâti, l'absence de végétation et l’augmentation du nombre de vagues de chaleur (VDC), transforme l'espace public en fournaise et aggrave les inégalités sociales, frappant le plus durement ceux qui ne peuvent fuir la chaleur. Ce travail se concentre sur Bruxelles et cherche à repenser l'espace public existant non bâti pour le rendre à nouveau respirable. La démarche s'appuie sur la métaphore de l'archipel empruntée à Ungers et Koolhaas détournée. Ici, la ville est pensée comme un archipel thermique flottant en mer urbaine, dont les îles de chaleur doivent être transformées en îles de fraîcheur (refuges climatiques). En multipliant et reliant ces refuges, leur effet rafraîchissant se démultiplie à l'échelle du territoire. Le projet mobilise quatre ingrédients fondamentaux, l'eau, l'ombre, le vert et le vent, et les combine en objets architecturaux modulaires et réversibles. Trois lieux-cibles bruxellois, une place, une rue et un espace résiduel servent de laboratoires pour démontrer comment ces interventions peuvent rafraîchir la ville tout en replaçant le piéton et la nature au cœur de l'espace public.