Du lieu de culte au lieu de vie. Comment les églises catholiques bruxelloises du tournant des XIXe et XXe siècles peuvent-elles accueillir un nouveau type d’habiter ? Le cas de l'église Saint-Hubert à Watermael-Boitsfort.
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- Elles dominent encore les toits des quartiers bruxellois, leurs clochers percent les skylines, leurs façades néogothiques défient le temps. Pourtant, derrière ces silhouettes familières, quelque chose se tait. Les portes se ferment, les nefs se vident, et des édifices entiers se retrouvent suspendus entre un passé trop lourd à porter et un avenir qu'on n'ose pas imaginer. Que reste-il d'une église lorsque les fidèles disparaissent ? Sa pierre ? Sa lumière ? Pour simplement un immense vide au cœur du quartier, trop grand pour être ignoré, rechargé de mémoire pour être démoli ? Ce travail explore une troisième voie : celle de l'habiter. En prenant pour que d'études l'église Saint-Hubert à Watermael-Boitsfort, il interroge la manière dont un édifice religieux peut accueillir une nouvelle liste sans perdre ce qui fait encore son identité. Entre théorie et projet, il construit une réponse qui refuse les compromis faciles : mais effacer de la mémoire, ni sanctuarisation du passé, mais un dialogue exigeant entre patrimoine, programme et qualité de vie. Ce qu'on découvre en tournant ces pages, c'est qu'habiter une église, c'est possible, mais ça demande bien plus que de simples cloisons.