Le Gender-Equality Index peut-il expliquer tout ou en partie la performance économique et financière d’une entreprise ?

(2025)

Files

SIMON_55241900_2025.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 1.28 MB

SIMON_55241900_2025_Annexes.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 8.63 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Ce mémoire tente d’explorer le lien entre l’égalité de genre et la performance financière des entreprises en utilisant le Gender Equality Index (GEI) créé par Bloomberg. Le questionnement principal est de savoir si le GEI explique tout ou en partie la performance économique et financière d’une entreprise. Nous avons dans un premier temps essayé de comprendre l’indice de référence utilisé dans ce mémoire. Le GEI est un indice mesurant l’engagement des entreprises envers l’égalité de genre au travers de 4 piliers : leadership, vivier de talents, rémunération et culture d’intégration. Malgré sa multitude de données pour son calcul, le score GEI présente des limites telles que la dépendance à l’égard des données volontaires, une représentation biaisée en faveur des grandes entreprises, et une pondération sujette à controverse. Par la suite, nous avons essayé par le biais de la littérature de comprendre le lien théorique entre diversité de genre et performance économique. Toutefois, empiriquement, les résultats restent mitigés : certaines des recherches montrent un impact positif, d’autres des effets plus nuancés. Ces différences s’expliquent notamment par le contexte dans lequel évoluent les entreprises (secteur d’activité, pays …). Nous avons ensuite expliqué la méthodologie utilisée afin de voir l’impact de l’indice de répartition égalitaire sur les marques financières des entreprises. Quatre hypothèses ont été élaborées, allant de l’effet global du GEI sur la performance financière à l’effet modérateur du secteur d’activité. Les données proviennent de Bloomberg (2018 à 2021) et traitent plusieurs centaines d’entreprises. Les variables utilisées incluent les scores GEI, des mesures de performance (ROA, ROE, Tobin’s Q), ainsi que des variables de contrôle (taille, âge, secteur, dette). Des modèles de régression linéaire de panels (effets fixes et aléatoires) et logistiques sont employés. Nos analyses ont alors révélé que le GEI n’a pas d’effet statistiquement significatif sur les indicateurs de performance alors que certains éléments de contrôle tels que la capitalisation boursière, le secteur d’activité et la localisation ont un impact. Le test des dimensions individuelles du GEI ne révèle aucune dimension comme étant impactante de la performance. De plus au niveau de la structure du capital des entreprises, aucune preuve statistique ne confirme que les entreprises plus engagées en matière d’égalité de genre bénéficient d’une structure financière moins endettée. Enfin, l’analyse sectorielle révèle que certains secteurs et le GEI possèdent une relation statistiquement significative. Pour finir, nous avons pu tirer comme conclusion que le GEI n’explique pas directement la performance financière globale des entreprises. Le domaine d’activité joue également un rôle essentiel dans cette relation. Nous avons également pu tirer des recommandations managériales pour les entreprises qui prendront en compte ce mémoire tel que l’intégration de la diversité de genre de manière stratégique et adaptée à leur contexte.