Influence du travail du sol sur la dynamique d’un couvert multi- espèces d’interculture et sur les propriétés chimiques et biologiques du sol en région sablo-limoneuse de Wallonie

(2025)

Files

Delmon_43681800_2025.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 5.96 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Ce travail évalue l’effet de trois modalités de travail du sol, labour conventionnel, non-labour récent (depuis 2018) et non-labour ancien (depuis 2006), sur le développement d’un couvert multi-espèces d’interculture, en considérant à la fois les aspects physiques (biomasse aérienne, indice de surface foliaire, enracinement), chimiques (carbone organique, rapport C/N) et biologiques (abondance des champignons mycorhiziens à arbuscules). Dans un contexte d’agriculture durable et de réduction de la perturbation mécanique, l’étude cherche à déterminer si ces pratiques influencent significativement la croissance du couvert et son environnement. Les résultats ne mettent pas en évidence d’effet net significatif du type de travail du sol sur la biomasse aérienne, l’indice de surface foliaire, la biomasse racinaire ou l’activité mycorhizienne. Les différences observées restent ponctuelles et limitées, notamment pour une seule espèce (Avena strigosa) après l’hiver au niveau de l’indice foliaire, ainsi que pour la longueur racinaire à une profondeur comprise entre 17 et 35 cm. Le carbone organique s’accumule principalement en surface, en faible quantité, et le rapport C/N montre un bon équilibre en surface mais une baisse en profondeur. Le non-labour récent se distingue toutefois par un maintien plus marqué de ce rapport. L’absence de différences nettes semble surtout liée à la couverture végétale similaire entre les trois modalités, dans un contexte de gestion agronomique homogène appliquée depuis plusieurs années. En d’autres termes, le non-labour ne s’est pas révélé être un facteur statistiquement discriminant du développement du couvert dans les conditions expérimentales étudiées. Par ailleurs, certaines limites méthodologiques (faible nombre de répétitions, précision des prélèvements, outils de mesures) ont pu restreindre la détection de différences réelles. Ces résultats suggèrent que, dans un système où la seule différence entre modalités concerne le travail du sol et où un couvert commun est implanté, l’impact du travail du sol sur les paramètres apparaît réduit. Des suivis sur plusieurs campagnes, avec un protocole renforcé et un échantillonnage élargi, apparaissent nécessaires pour confirmer ou infirmer ces tendances.