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Bourgois_Justine_08791800_2026.pdf
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- Face au changement climatique, l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des sécheresses menace la stabilité et la résilience des écosystèmes forestiers. Pour limiter les impacts du stress hydrique, les arbres mobilisent différents mécanismes d’adaptation, tels que le contrôle stomatique ou la réduction de la surface foliaire. Parmi ces différentes réponses, l’ajustement osmotique (AO) joue un rôle clé en maintenant la turgescence cellulaire et le fonctionnement physiologique. Fagus sylvatica, essence dominante des forêts européennes, est particulièrement sensible au stress hydrique. Si le contrôle stomatique est rapidement activé, l’ajustement osmotique n’est pas systématique n’apparait que dans certaines conditions, selon l’intensité du stress, l’origine des plans ou le stade de développement…). Mieux comprendre ce mécanisme permet d’anticiper l’évolution de cette essence et d’adapter sa gestion actuelle et future. L’objectif de ce mémoire était d’apporter de nouvelles données sur l’AO chez le hêtre, en étudiant les osmolytes, en comparant différents stades de développement et organes (feuilles et racines) et en s’intéressant à la phase de récupération après stress, en conditions in situ. Les résultats montrent que les jeunes arbres sont moins sensibles au stress hydrique, et que l’AO ne s’est déclenché que chez les arbres adultes pour qui le potentiel hydrique indiquait un état de stress élevé. Les sucres solubles et le potassium semblent êtres les osmorégulateurs majeurs chez cette essences. La comparaison entre organes n’a pas révélé de différences majeure, si ce n’est un retour à la normale potentiellement plus rapide dans les feuilles que dans les racines.