Atelier Mécanique, entre patrimoine industrielle seynois et pratiques artistiques émergentes

(2025)

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Ce mémoire est né d’un ancrage personnel fort, d’un attachement à la mer Méditerranée et au territoire de Toulon et de La Seyne-sur-Mer. En partant de la rade, espace à la fois naturel, industriel et militaire, j’ai cherché à comprendre comment l’architecture pouvait participer à réconcilier mémoire industrielle et dynamiques culturelles émergentes. L’Atelier Mécanique, dernière friche des anciens Chantiers Navals, s’est imposé comme terrain de réflexion et de projet. Il est à la fois un vestige, une cathédrale industrielle, et un espace d’opportunité, un support de transformation. En m’appuyant sur les théories patrimoniales (Charte de Venise, de Nizhny Tagil), sur les expériences contemporaines de reconversion culturelle, et sur les principes des Lieux Infinis du collectif Encore Heureux, j’ai proposé une reconversion douce, évolutive, indéterminée. Un lieu capable d’accueillir des artistes, des publics, des usages mouvants. Un lieu qui s’inspire de l’existant et offre une base pour l’expérimentation. Ce projet architectural intègre des ateliers d’artistes modulables et transformables en espaces d’exposition, contenus dans l’ancien édifice qui réutilise les qualités spatiales et techniques dont il dispose ; ainsi qu’un équipement culturel proposant une médiathèque, un auditorium, une résidence d’artistes et un restaurant. Des aménagement extérieure lient ces deux équipements pour former une institution d’art accessible au public : un parc relié à la coulée verte, et une place face à la mer capable d’accueillir différents évènements culturels ou urbains. L’Atelier devient un outil vivant, un point de croisement entre passé et avenir. L’art y est moteur de récit, de lien social, de production urbaine. La friche n’est plus vide : elle devient une scène de mémoire, de création et de vie collective.