La Tour japonaise de Laeken : une approche structurelle et pathologique d'un bâtiment emblématique
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- Ce travail de fin d’études porte sur la Tour japonaise de Laeken, conçue par l’architecte français Alexandre Marcel à la demande du roi Léopold II au début du XXe siècle. Édifice singulier dans le paysage architectural bruxellois, la Tour constitue une interprétation européenne de l’architecture japonaise, dont l’apparence résulte à la fois de références architecturales japonaises et de leur adaptation aux possibilités constructives disponibles en France et en Belgique. L’étude vise à comprendre le contexte artistique et constructif ayant participé à sa conception, les principes structurels permettant son fonctionnement ainsi que les facteurs susceptibles d’affecter sa conservation. La recherche repose sur le croisement de sources historiques, iconographiques et techniques issues de différents fonds d’archives, complétées par l’étude de la littérature scientifique et des observations in situ. Cette démarche permet de mettre en relation l’apparence japonaise recherchée par Alexandre Marcel avec certaines dispositions constructives de la Tour et de proposer une reconstitution de plusieurs principes de son fonctionnement structurel. En raison du caractère fragmentaire de la documentation et de l’inaccessibilité d’une partie de l’ossature, certaines dispositions demeurent toutefois hypothétiques. L’étude des pathologies met notamment en évidence l’importance de l’eau et de l’humidité dans la conservation des différents matériaux de l’édifice, en particulier du bois, des éléments métalliques et de la structure en « ciment armé ». La recherche souligne ainsi l’importance d’une connaissance approfondie de la matérialité et du fonctionnement constructif de la Tour pour accompagner sa conservation. Elle met également en évidence la nécessité de poursuivre les investigations, de compléter la documentation et de centraliser les connaissances relatives à l’édifice. La Tour japonaise apparaît ainsi comme un patrimoine dont la conservation repose sur l’articulation entre histoire, architecture, structure, matérialité et état sanitaire.