De la violence à la résilience : penser les lieux d'accueil pour femmes victimes de violences

(2026)

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Ce travail de fin d’études interroge le rôle de l’architecture dans l’accompagnement des femmes victimes de violences conjugales et de leurs enfants. Face au manque de structures adaptées, il défend l’idée que l’espace peut devenir un outil de protection, de reconstruction et de réappropriation de soi. La recherche s’appuie sur des analyses théoriques, des statistiques, des entretiens et des visites de terrain afin de mieux comprendre les réalités vécues par les femmes et les limites des dispositifs existants. Elle montre que les violences conjugales dépassent les seules violences physiques et s’inscrivent dans un système d’emprise et de contrôle coercitif qui réduit progressivement l’autonomie des victimes, y compris dans leur manière d’habiter l’espace. Cette réflexion met en évidence que l’espace n’est jamais neutre : il peut participer à l’isolement mais aussi devenir un levier de reconstruction. Le travail met ensuite en évidence les limites des structures d’hébergement actuelles : manque d’intimité, bâtiments inadaptés, difficultés de cohabitation ou encore tensions entre sécurité et ouverture sur la ville. À partir de ces constats, plusieurs principes architecturaux sont développés : proximité et accessibilité, équilibre entre protection et ouverture, importance d’un espace à soi, qualité des espaces collectifs, prise en compte des enfants et lien au vivant. Cette réflexion aboutit à la conception d’un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale à Lille, pensé comme un refuge intégré à la ville où l’architecture accompagne les femmes victimes de violences dans leur parcours vers plus de stabilité, d’autonomie et un nouveau départ.