Amélioration de la sécurité routière en Wallonie grâce aux véhicules connectés: utopie ou réalité ?
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- Est-il légitime de penser qu’il y aura moins de tués et de blessés sur les routes de Wallonie grâce au véhicule connecté ? Qu’est réellement un véhicule connecté ? Ces nombreuses questions ont davantage de sens à notre époque où les objets du quotidien semblent être de plus en plus connectés les aux aux autres. Cette tendance, appelée l’Internet des Objets, a un impact direct sur la fabrication des objets et sur leur utilisation puisqu’au centre de ce nouvel écosystème se trouve un élément désormais crucial : l’information. Le terme « véhicule connecté » ne se réfère pas à une technologie unique. Il est davantage question d’une connexion internet et d’une panoplie d’autres technologies qui lui permettent d’interagir avec le monde qui l’entoure (ex : caméras, capteurs, etc.). Cet ensemble de technologies lui permet alors d’échanger de l’information avec les infrastructures (Vehicule-to-Infrastructure – V2I), avec les autres véhicules sur la route (Vehicle-to-Vehicle – V2V) et enfin, avec le reste (Vehicle-to-Everything – V2X). Ceci constitue l’essence même du véhicule connecté et est à la base de ses nombreuses applications. Dans le cadre de ce mémoire, nous avons cherché à comprendre si le véhicule connecté allait bel et bien améliorer la sécurité routière en Wallonie. En adoptant le point de vue des responsables de l’environnement routier wallon, il s’est avéré que le véhicule connecté est une source d’information importante pour réaliser de bons aménagements aux bons endroits, permettant ainsi une meilleure allocation des ressources dont dispose la Wallonie. Au-delà de ces perspectives prometteuses, le caractère nouveau du véhicule connecté implique également de nouveaux défis. Notre sondage a effectivement permis d’en souligner deux : faire adopter le véhicule connecté au grand public à l’aide des bons atouts et enfin rassurer la grande partie de la population qui perçoit le véhicule connecté comme une menace pour la vie privée. Il est également apparu que les pouvoirs publics avaient un rôle-clé dans le développement du véhicule connecté, tant pour son adoption que pour instaurer un climat de confiance. Cette confiance s’avère primordiale, tant pour les consommateurs que pour les parties prenantes concernées (constructeurs automobiles, opérateurs réseaux, sociétés informatiques pour gérer et traiter les données, etc.).