Regards humains et non humains dans le cinéma d’avant-garde : Analyse des relations inter-espèces dans la prise de vue filmique
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- Dans « Regards humains et non humains dans le cinéma d’avant-garde – Analyse des relations inter-espèces dans la prise de vue filmique », nous nous sommes aventuré·es dans l’étude des manières de vivre et d’habiter ensemble l’espace terrestre tel qu’il est capté par le cinéma expérimental. En faisant vaciller le système dualiste du savoir unifié et phallocentré, nous nous sommes interrogé·es sur l’évolution des dynamiques spatio-temporelles au sein de la narration visuelle cinématographique. Nous avons placé au premier plan l’œil mécanique de la caméra dans le processus d’agentification des humains et des éléments naturels au sein de la prise de vue audiovisuelle d’avant-garde, et en admirer les effets narratifs et visuels. À travers des approches écoféministes, dans leur capacité à déconstruire les dualismes, et queer, pour l’exploration des narrations et des constructions relationnelles inter-espèces alternatives, nous avons mobilisé des concepts esthétiques, tels que le cristal chez Gilles Deleuze, ainsi que des pratiques filmiques, comme le montage visuel et sonore ou la profondeur de champ, pour analyser les œuvres expérimentales de deux cinéastes : Deborah Stratman (“Last Things”) et Ana Vaz (“It Is Night in America”). Leurs films nous ont permis de percevoir une multitude de possibilités de cohabitation humainonhumaine dans la narration cristalline et explosive du cinéma expérimental. Les savoirs que propose cette nouvelle caméra, non prédatrice, sont fondamentalement curatifs, mêlés à la saleté terrestre, affranchis des frontières imposées par les logiques dualistes de domination.