La figure de Circé : magicienne ou séductrice ? Étude florentine du personnage de Circé à travers le Cantus Circaeus de Giordano Bruno, La Circé de Giovan Battista Gelli et l’Âne d’or de Nicolas Machiavel.
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- Le personnage de Circé fascine à travers les époques historiques et ne cesse d’être réinterprété. La Renaissance ne manque pas à cette tendance de la réinterprétation. Giordano Bruno, Giovan Battista Gelli et Nicolas Machiavel, célèbres figures de la ville de Florence, s’adonnent également à une relecture du mythe antique. Par leurs discours, ils illustrent des perspectives différentes pouvant aller de la totale opposition à la parfaite ressemblance. L’étude de La Circé, du Cantus Circaeus et de l’Âne d’or permet d’analyser la composition d’un même personnage et plus particulièrement, les mécanismes de son pouvoir de séduction et de manipulation. Circé, fascinante, belle et effrayante est aussi empreinte d’ambiguïté et de complexité. Elle offre une relecture de la société patriarcale florentine par le biais de sa magie, sa beauté ainsi que ses nombreuses connaissances et savoir-faire. A travers elle se cristallisent les tensions de la ville Florence ainsi que celles berçant la vie des auteurs. La magicienne devient dès lors un véritable miroir des préoccupations politiques, sociales et parfois religieuses de la Renaissance florentine.