De la folie comme pharmakon Dans Le ravissement de Lol V. Stein (Duras) et Villa Amalia (Quignard)
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- Ce mémoire propose d'analyser la folie comme une expérience ambivalente, à la fois destructrice et salvatrice à travers la notion de pharmakon développée par Derrida. En prenant appui sur Le Ravissement de Lol V. Stein de Duras et sur Villa Amalia de Pascal Quignard, ce travail tente de démontrer que la folie ne se réduit pas à une pathologie, mais constitue une rupture avec l'ordre social, langagier et identitaire, ce qui ouvre paradoxalement à une forme de survivance. L'étude met en évidence la manière dont cette folie affecte autant les personnages que l'écriture elle-même: fragmentation, silences, instabilité narrative et importance du sensible traduisent une expérience qui échappe aux cadres rationnels traditionnels. Enfin, la symbolique de l'eau, omniprésente dans les deux oeuvres, permet de penser cette folie comme un espace d'errance et de transformation, situé entre perte de soi et possibilité de renaissance.