Analyse longitudinale de la perception de l'effort et du plaisir dans le contexte de l'activité physique, chez des personnes atteintes de schizophrénie et sujets contrôles
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- Les personnes atteintes de schizophrénie présentent un taux de mortalité prématurée élevé, notamment en raison de leurs nombreux problèmes de santé physique et de leur mode de vie majoritairement sédentaire. La pratique régulière d’une activité physique s’avère essentielle pour leur santé. Toutefois, ces personnes sont moins actives que la population générale. Peu d’études ont exploré leur perception de l’effort et du plaisir dans l’activité physique, dimensions pourtant centrales de l’engagement dans l’activité. L’objectif de cette étude était de comparer les niveaux d’effort anticipé, d’effort perçu, de plaisir anticipé et de plaisir perçu entre les participants atteints de schizophrénie et les témoins sains, dans le cadre d’une activité de marche d’intensité auto-sélectionnée. Cette étude visait également à identifier les facteurs associés à l'effort perçu parmi l’évolution dans le temps, la distance parcourue, la fréquence cardiaque, la durée, la vitesse, l’effort anticipé, le plaisir anticipé, ainsi que le plaisir perçu. Qui plus est, cette étude cherchait à identifier les facteurs associés au plaisir perçu parmi l’évolution dans le temps, la performance, la distance parcourue, la fréquence cardiaque, la durée, la vitesse, l’effort anticipé, l’effort perçu et le plaisir anticipé. Le dernier objectif consistait à déterminer l’effet du plaisir perçu sur le plaisir anticipé de la marche suivante. 11 participants témoins sains et 12 participants atteints de schizophrénie ont réalisé au moins 20 séances de marche d’une durée minimale de 10 minutes. Avant et après chaque séance, une application leur permettait de fournir une évaluation de l’effort et du plaisir anticipés et perçus. Pendant la marche, l’application enregistrait la distance, la durée et la vitesse. Un moniteur cardiaque permettait également de recueillir les données de fréquence cardiaque. Les résultats n'ont montré aucun signe de déficit d’effort anticipé et perçu chez les personnes atteintes de schizophrénie. L’effort anticipé était positivement associé à l’effort perçu dans les deux groupes. Un effet positif significatif du plaisir anticipé, de l’évolution dans le temps mais aussi de la distance parcourue sur le plaisir perçu a aussi été observé, bien que le lien entre le plaisir anticipé et le plaisir perçu était significativement plus faible chez les personnes atteintes de schizophrénie. Les interventions visant à augmenter l’engagement dans l’activité physique chez les personnes atteintes de schizophrénie pourraient cibler l’anticipation du plaisir. Les recherches futures devraient examiner l’ensemble de ces variables dans des activités d’intensité plus élevée.