Endurance des fléchisseurs plantaires dans l’instabilité chronique de cheville : étude comparative entre sujets sains, Copers, ICC et ELC.
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- Introduction : Les entorses latérales de la cheville comptent parmi les lésions musculo-squelettiques les plus fréquentes et aboutissent souvent à une instabilité chronique de cheville (ICC) chez près de 70 % des patients, caractérisée par des épisodes récurrents de giving way et une restriction fonctionnelle durable. Le Heel Raise Test (HRT) unipodal, validé pour mesurer l’endurance des fléchisseurs plantaires, présente une excellente fiabilité test-retest et permet d’évaluer objectivement la capacité de résistance à la fatigue des flechisseur plantaire. Objectif : Comparer, au sein d’une étude transversale, l’endurance des fléchisseurs plantaires (nombre de répétitions au HRT) entre quatre populations de sujets : sains, copers patients post-ELC (entorse latérale de cheville récente) et sujets présentant une ICC. Méthode : 115 participants (chaque cheville analysée séparément) ont été répartis en : 105 chevilles saines, 35 chevilles de copers, 19 chevilles post-ELC et 68 chevilles ICC. Après un échauffement standardisé, chaque sujet a réalisé des élévations de talon unipodales sur plan incliné à 10° au rythme de 60 répétitions/min, jusqu’à épuisement, sous vidéo-analyse à l’aide de l’application Calf Raise. Les données (nombre maximal de répétitions) ont été comparées par ANOVA, avec un seuil de signification à p < 0,05. Résultats : Les moyennes de répétitions étaient : sains = 23,04, copers = 23,20, post-ELC = 21,68 et ICC = 21,70. Aucune différence statistiquement significative n’a été mise en évidence entre les groupes (p = 0,115) ni selon le côté (cheville droite : p = 0,118 ; cheville gauche : p = 0,464). Conclusion : Contrairement à l’hypothèse d’un déficit marqué chez les ICC, l’endurance des fléchisseurs plantaires serait comparable entre sujets sains, copers, post-ELC et ICC. Ce résultat pourrait s’expliquer par des mécanismes de compensation neuromusculaires et des adaptations architecturales locales qui préservent la performance au HRT. Des études incluant des évaluations d’imagerie musculaire et des protocoles dynamiques plus exigeants sont recommandées pour mettre en évidence d’éventuels déficits fonctionnels sous-jacents.