Impact de l’imagerie motrice pendant l’immobilisation sur la fonction auto-rapportée de la main chez des patients présentant des pathologies des extrémités distales des membres supérieurs : revue systématique

(2026)

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Contexte : L'immobilisation du membre supérieur distal entraîne des modifications corticales précoces associées à une diminution des capacités fonctionnelles. L'imagerie motrice, simulation mentale d'un mouvement sans son exécution physique, pourrait limiter ces effets en maintenant l'activité des réseaux neuronaux moteurs durant la période d’immobilisation. Objectif : Évaluer l'effet de l'imagerie motrice pratiquée pendant une immobilisation sur la récupération de la fonction auto-rapportée de la main chez des patients adultes présentant des pathologies distales du membre supérieur. Méthode : Une revue systématique a été réalisée conformément aux recommandations PRISMA 2020. Les bases de données PubMed, Embase, Scopus et Cochrane Library ont été exploitées du 16 septembre 2025 au 25 mars 2026. Seuls les essais contrôlés randomisés évaluant l'imagerie motrice durant une immobilisation chez des adultes présentant une pathologie distale du membre supérieur ont été inclus. Le critère principal était la fonction auto-rapportée mesurée par des PROMs validés (DASH, Quick DASH, MHQ, PRWE). La qualité méthodologique a été évaluée via l'outil RoB-2 et l'échelle PEDro. Résultats : Six essais contrôlés randomisés ont été inclus, portant sur des participants présentant une fracture distale du radius, une lésion tendineuse des fléchisseurs ou une rhizarthrose. Trois études rapportaient une amélioration significative des scores de fonction auto-rapportée en faveur de l'imagerie motrice (Scandelli et al., 2025; Dilek et al., 2018; Prado-Robles et al., 2025), tandis que les trois autres ne mettaient pas en évidence de différence significative entre les groupes (Stenekes et al., 2009; Broekstra et al., 2022; Korbus et Schott, 2022). La qualité méthodologique était variable, avec deux études à risque de biais élevé et quatre à risque modéré. Concernant les critères secondaires, des effets favorables à l’imagerie motrice ont été observés pour la douleur et l’amplitude articulaire dans les études utilisant une approche combinée, tandis que les résultats sur la force musculaire et la dextérité restaient plus hétérogènes. Conclusion : Les résultats ne permettent pas encore de confirmer clairement l’efficacité de l’imagerie motrice seule sur la fonction auto-rapportée après une période d’immobilisation. Les études aux résultats significatifs ont une approche combinée, une progression suivie des tâches et un début d'intervention précoce, suggérant que ces caractéristiques pourraient jouer sur l'efficacité du protocole. Des essais contrôlés randomisés de plus grande envergure sont nécessaires pour confirmer ces résultats, identifier le protocole optimal et comparer directement une approche isolée à une approche combinée.