Évaluation du potentiel des satellites optiques de moyenne à haute résolution pour la surveillance forestière en Wallonie : Cas de la phénologie : comparaison entre métriques dérivées de Sentinel-2 et observations in situ

(2026)

Files

Mestach-Alexane_81952000_2026.pdf
  • Closed access
  • Adobe PDF
  • 2.9 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Les forêts wallonnes couvrent environ un tiers du territoire régional et assurent des fonctions essentielles, à la fois pour la production de bois, la conservation de la biodiversité et la régulation climatique. Dans un contexte de changement climatique, leur suivi constitue donc un enjeu majeur, non seulement parce qu’elles sont exposées à des perturbations croissantes, mais aussi parce que leur rôle dans l’approvisionnement en ressources, le stockage du carbone et le fonctionnement des écosystèmes devient de plus en plus stratégique. En Wallonie, la surveillance forestière repose principalement sur des dispositifs de terrain, comme l’Inventaire permanent des Ressources forestières, les réseaux ICP Forests et l’Observatoire wallon de la santé des forêts. Ces suivis fournissent des données précises, mais restent localisés, coûteux et difficiles à répéter fréquemment à grande échelle. Les satellites optiques de moyenne à haute résolution constituent donc un complément potentiel, en permettant une observation plus continue dans l’espace et plus régulière dans le temps. Ce mémoire évalue l’intérêt des satellites optiques de moyenne à haute résolution pour la surveillance forestière wallonne à travers deux axes. Le premier analyse, à partir de la littérature scientifique, leurs applications potentielles pour les inventaires, la phénologie, la détection des perturbations, la santé forestière, ainsi que la régénération et la restauration des peuplements. Le second se concentre sur l’évaluation d’une des applications recensées dans le premier axe, à savoir la phénologie, jugée prioritaire dans le cadre de ce travail. Pour cela, des métriques dérivées de séries temporelles Sentinel-2 sont comparées à des observations in situ issues des réseaux de suivi wallons. Les résultats montrent qu’il est possible d’obtenir de bonnes probabilités de concordance temporelle entre les métriques satellitaires et les observations de terrain, mais que ces performances dépendent fortement des choix méthodologiques. L’analyse ne permet toutefois pas encore de proposer une application opérationnelle, principalement en raison du faible nombre de placettes étudiées et de leur représentativité limitée par rapport à l’hétérogénéité des peuplements wallons.