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ZANATTA_42691900_2025.pdf
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- Entre 3600 et 2500 av. J.-C., l’archipel maltais voit s’élever des temples mégalithiques dont l’architecture cyclopéenne et l’organisation spatiale n’ont pas d’équivalent en Méditerranée. Implantés sur Malte et Gozo, ces monuments intriguent par la diversité de leurs emplacements, leur morphologie évolutive et leurs liens étroits avec d’autres formes architecturales, notamment les hypogées funéraires. L’analyse s’appuie sur un corpus représentatif des sites majeurs, parmi lesquels Ġgantija, Ħaġar Qim, Mnajdra, Ta’ Ħaġrat, Tarxien et Ħal Saflieni. Leur construction soulève des interrogations sur les critères ayant guidé leur localisation et sur la part respective des influences extérieures et des dynamiques internes dans leur conception. L’étude de ces édifices s’inscrit dans un cadre plus large : celui de la transition des sociétés de chasseurs-cueilleurs vers des communautés agricoles et sédentaires, marquée par une transformation profonde du rapport à l’espace et par la monumentalisation du paysage. La comparaison des formes, des techniques et des décors met en lumière une continuité formelle entre temples, tombes et habitats, reflétant des liens étroits entre monde des vivants et culte des ancêtres. L’analyse croisée du contexte environnemental, des ressources et des réseaux d’échanges permet d’interroger la fonction rituelle, communautaire ou territoriale de ces monuments et leur rôle dans l’affirmation identitaire des sociétés néolithiques de l’archipel.