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Zeumo_01302300_2026.pdf.pdf
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- L'espérance de vie de la population européenne est en pleine croissance, en raison des progrès médicaux et de l'amélioration des conditions de vie. Cependant, l'impact des facteurs tels que l'environnement, le statut social, l'éducation ou encore le climat se fait de plus en plus ressentir sur la mortalité à travers des périodes de surmortalité telles que les vagues de chaleur, les épisodes de froid intense, les pandémies (comme la Covid-19) ou encore les inégalités socio-économiques. Dans ce mémoire, nous évaluons l'impact de la température sur la mortalité à travers l'analyse de deux modèles : le modèle de Lee-Carter (1992), largement utilisé et reposant sur un facteur temporel, et le modèle de Seklecka et al.(2017) qui prend en compte un facteur lié à la température via un coefficient de corrélation entre la mortalité et la température. Notre étude s'appuie sur des données de la population française couvrant la période 2000-2019, disponibles par classe d'âge et par sexe. Nous analysons cet impact sur trois types de périodes : annuelle (toutes les semaines de l'année), froide (les semaines allant d'octobre à avril) et chaude (les semaines allant de mai à septembre). Les résultats montrent que le modèle de Seklecka et al. donne de meilleures performances en termes d'ajustement et de prédiction que celui de Lee-Carter. Enfin, une application à la tarification d'un produit de rente est proposée à titre illustratif de la pertinence de la prise en compte de ce facteur.