Synthèse des pratiques funéraires anciennes en Polynésie orientale : Le traitement des défunts aux îles Marquises (Te Henua Ènata) et à l’île de Pâques (Rapa Nui)

(2025)

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Le présent travail de fin d’études aborde, à travers une synthèse critique, les diverses pratiques funéraires anciennes connues pour l’archipel des Marquises (Te Fenua Enata) et l’île de Pâques (Rapa Nui). Ainsi, les divers gestes participant au traitement de la dépouille sont abordés, tant du point de vue technique et factuel, que symbolique. Pour ce faire le devenir des restes humains en Polynésie Orientale est abordé à travers les différentes sources connues (essentiellement archéologiques, ethnographiques et historiques). De plus, les données recueillies pour ces deux aires géographiques du Pacifique sont mobilisées pour tenter d’établir de nouvelles pistes de recherches concernant la pertinence des pratiques funéraires comme marqueur culturel susceptible d’étayer les dynamiques de peuplement ayant entre les îles Marquises et l’île de Pâques. Au sujet des pratiques et usages funéraires en tant que tels, il est donc question du traitement du cadavre (momification, prise en charge, exposition, etc.), mais aussi de son devenir. Il s’agit donc également de documenter l’inhumation, primaire comme secondaire et les spécificités des lieux au sein desquels celles-ci se réalisaient. Plus précisément, les cas particuliers des sites cultuels ayant une origine anthropique (me’ae pour les Marquises, ahu pour l’île de Pâques) ou naturelle (grottes, anfractuosités, arbres, etc.) sont abordés d’un point de vue archéologique tout en privilégiant le fonctionnement que les anciens Polynésiens en faisaient dans le contexte funéraire. Aux côtés de ces pratiques usuelles, ce travail de recherche aborde d’autres usages considérés comme particuliers aux Îles étudiées. Il s’agit de la réalisation des crânes-trophées et de la momification par dessiccation aux Marquises, ainsi que du traitement des crânes et de l’usage des ahu comme sépulture à l’île de Pâques.
This thesis provides a critical overview of the various ancient funeral practices known to have existed in the Marquesas Islands (Te Fenua Enata) and Easter Island (Rapa Nui). It examines the various rituals involved in the treatment of the deceased, from both a technical and factual perspective, as well as a symbolic one. To this end, the fate of human remains in Eastern Polynesia is examined through various known sources (mainly archaeological, ethnographic and historical). In addition, the data collected for these two geographical areas of the Pacific are used to attempt to establish new avenues of research concerning the relevance of funeral practices as a cultural marker that could support the dynamics of settlement between the Marquesas Islands and Easter Island. With regard to funeral practices and customs as such, the focus is on the treatment of the corpse (mummification, care, display, etc.), but also on its fate. The aim is therefore also to document primary and secondary burials and the specific characteristics of the places where they took place. More specifically, the particular cases of cult sites of anthropogenic origin (me'ae for the Marquesas, ahu for Easter Island) or natural origin (caves, crevices, trees, etc.) are approached from an archaeological point of view, with a focus on how the ancient Polynesians did this in the context of funerals. Alongside these common practices, this research addresses other customs considered specific to the islands studied. These include the creation of trophy skulls and mummification by desiccation in the Marquesas Islands, as well as the treatment of skulls and the use of ahu as burial sites on Easter Island.