La gouvernance démocratique dans les coopératives agroalimentaires quels effets sur la motivation et l’engagement des salariés
Files
Everaerts_73952400_2026.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 753.03 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Ce TFE analyse dans quelle mesure la gouvernance démocratique des coopératives agroalimentaires sont susceptibles d’influencer la motivation et l’engagement organisationnel des salariés. En effet, à l’heure où les coopératives agroalimentaires affrontent des tensions industrielles fortes et une professionnalisation croissante du management, ces organisations demeurent tiraillées entre leurs principes démocratiques et les enjeux de la performance économique. En mobilisant une démarche qualitative fondée sur une revue de littérature, cette recherche sollicite des apports du domaine de la psychologie du travail et de la gestion des organisations, notamment de la théorie de l’autodétermination et du concept de justice organisationnelle, pour révéler les mécanismes qui permettraient de relier gouvernance et engagement. Les résultats de l’étude révèlent que la gouvernance démocratique constitue un levier de motivation mais non sans conditions. Elle est effective grâce au croisement de trois mécanismes : la participation effective aux décisions, la perception d’une justice procédurale et le sens attribué au travail. Cela suscite une motivation intrinsèque et engagement affectif et normatif des salariés. Toutefois, la forte régulation propre au secteur agroalimentaire restreint l’autonomie réelle du salarié et peut conduire à son auto-engagement dans la prise en charge de la demande plutôt qu’à une forme d’auto exploitation par l’intériorisation des exigences productives. Par ailleurs, la professionnalisation même du management pourrait utiliser le modèle coopératif contre son efficacité concrète, en creusant la dérive technocratique de son effectivité. Ce TFE insiste sur le fait que la gouvernance démocratique ne produit effectivement ses effets que si elle est vécue par les salariés, la force du modèle coopératif étant alors plus dans la mise au travail des principes de capacitisme démocratique, qu’en eux-mêmes.