Comment l’école secondaire peut-elle prendre soin du bien-être et de la santé mentale des adolescents ?
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- Dans le cadre de mon mémoire de fin d’études en santé publique, j’ai voulu explorer la question suivante : « Comment l’école secondaire peut-elle prendre soin du bien-être et de la santé mentale des adolescents ? » Ayant travaillé plusieurs années en pédopsychiatrie, j’ai pu observer un lien entre le calendrier scolaire et l’augmentation des demandes d’hospitalisation chez les jeunes. Ces constats m’ont donné envie d’interroger le rôle que peut jouer l’école dans le soutien à la santé mentale et au bien-être. Pour y répondre, j’ai mené une recherche qualitative basée sur trois méthodes : une revue de littérature, des entretiens avec des témoins privilégiés (professionnels de l’enseignement et de la santé), et des entretiens avec des adolescents. J’ai choisi de cibler des élèves du deuxième degré (3e et 4e secondaires) de l’enseignement général dans le Brabant wallon. Les jeunes ont été contactés via des mouvements de jeunesse ou par le biais de connaissances, ce qui implique aussi un échantillonnage de convenance. Les résultats montrent que l’école influence le bien-être, même si les jeunes ne la voient pas toujours comme un lieu de soutien. Ils mettent en avant l’importance du climat scolaire, du lien avec les adultes et entre pairs, d’un enseignement bienveillant, et d’espaces pour s’exprimer. Les éducateurs apparaissent comme des figures de confiance, mais les professionnels manquent souvent de moyens et de formation pour répondre aux besoins. Enfin, les jeunes expriment une forte attente de lien qui apparaît comme un fil rouge central dans la construction d’un environnement scolaire soutenant, d’écoute et bienveillant. À travers ce travail, je souhaite montrer que l’école peut jouer un rôle actif, à condition qu’on lui en donne les moyens, en renforçant les collaborations avec les autres secteurs, en s’appuyant sur le réseau, et en incluant davantage les jeunes dans les réflexions qui les concernent.