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Akkad_Lamya_81991800_2024-2025.pdf
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- L'épilepsie chez la femme en âge de procréer constitue un défi clinique majeur, nécessitant un équilibre entre contrôle des crises maternelles et sécurité fœtale. Cette synthèse actualisée examine la gestion de l'épilepsie avant, pendant et après la grossesse, basée sur une revue de la littérature incluant méta-analyses, études de cohortes et recommandations internationales. L'épilepsie et certains médicaments antiépileptiques (MAE), notamment l'acide valproïque ou Valproate (VPA), sont associés à des troubles de la fertilité accrus. Durant la grossesse, les modifications pharmacocinétiques imposent un suivi thérapeutique pharmacologique (STP) rigoureux, particulièrement pour la lamotrigine (LTG) et le lévétiracétam (LEV). Les données épidémiologiques confirment un sur-risque de complications obstétricales et d'issues néonatales défavorables. Le risque tératogène varie considérablement selon les molécules : le VPA présente le risque le plus élevé de malformations congénitales majeures (> 9%), tandis que la LTG et le LEV affichent les profils les plus sûrs (<3%), constituant les traitements de premier choix. Les données émergentes sur l'impact paternel suggèrent un risque de troubles neurodéveloppementaux chez les enfants de pères traités par VPA. La gestion optimale exige une approche personnalisée, multidisciplinaire et préconceptionnelle, privilégiant l'évitement du VPA, la monothérapie à dose minimale efficace et un STP rigoureux pour optimiser la santé maternelle et fœtale.