Effets de l’activité physique dans la prise en charge thérapeutique de la schizophrénie : revue de la littérature

(2017)

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Introduction : Ces dernières années, la littérature s’est particulièrement centrée sur l’intérêt de l’exercice dans le traitement des troubles psychiatriques et autres pathologies chroniques. Le but de cette revue de la littérature était d’évaluer les types d’activités physiques recommandés chez les adultes atteints de schizophrénie et leurs effets sur les symptômes psychopathologiques et cognitifs. Méthode : Une recherche documentaire a été effectuée sur base de 5 moteurs de recherche. Seules les études observationnelles et expérimentales publiées en anglais ou en français et correspondant aux critères PICOS ont été retenues. Résultats : Quinze articles ont répondu aux critères d’éligibilité. Les résultats ont montré une amélioration non systématique de la plupart des symptômes psychopathologiques et cognitifs après un programme d’exercices physiques aérobiques et / ou de résistance chez les schizophrènes. Cependant, les types d’activités physiques recommandés n’ont pas pu être mis en évidence. Discussion : L’importante hétérogénéité des articles ne nous permet pas d’établir de conclusion précise sur les effets bénéfiques de l’exercice et sur les types d’activités physiques conseillés. Néanmoins, étant donné ces résultats prometteurs, il serait intéressant que des études futures se penchent sur les modalités pratiques de l’exercice chez les schizophrènes afin de mieux instaurer ce traitement non pharmacologique dans la prise en charge multidisciplinaire de cette population. Introduction: Over the last few years, literature has particularly focused on the benefits of exercise in the treatment of psychiatric and other chronic disorders. The aim of this review was to evaluate the different types of physical activity recommended to adults with schizophrenia and their effects on psychopathological and cognitive symptoms. Method: Some documentary research was carried out on the basis of 5 search engines. Only observational and experimental studies published in English or French and corresponding to the PICOS criteria were used. Results: Fifteen articles met the eligibility criteria. The results showed a non-systematic improvement of most psychopathological and cognitive symptoms after a program of aerobic and / or resistance physical exercises with schizophrenics. However, the recommended types of physical activity could not be identified. Discussion: The large heterogeneity of the articles does not allow us to draw a precise conclusion about the benefits of the exercise and the recommended types of physical activities. Nevertheless, given these promising results, it would be interesting for future studies to explore the practical modalities of exercise for people with schizophrenia in order to better introduce this non-pharmacological treatment in the multidisciplinary care of this population.