Comment aborder la question de l’identité des femmes chez les psychothérapeutes ? Une comparaison des dialogues de la féministe et psychanalyste Juliet Mitchell et de la féministe Monique Wittig.
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- Ce mémoire explore la question de l’identité des femmes dans le cadre psychothérapeutique à travers une analyse comparative de Juliet Mitchell et Monique Wittig. La méthodologie utilisée est un enrichissement théorique qui implique le livre "Psychanalyse et Féminisme" (1974/1975) de Mitchell, ainsi que le livre "La pensée straight" (1980/2018) de Wittig, pour l’analyse comparative. Bien que l’usage de la psychanalyse diffère entre Mitchell et Wittig, les résultats montrent que les différents concepts des deux autrices permettent effectivement de (re)penser la psychothérapie contemporaine. Les concepts de Mitchell ont été analysés, à travers quatre structures : la production, la reproduction, la sexualité et la socialisation, repris dans son article Women : the Longest Revolution (1996). Par la suite, les concepts de Wittig, tels que l’identité lesbienne et le langage, ont été explorés afin d’imaginer une psychothérapie alternative en dehors des structures normatives et genrées. Une perspective d’étude complémentaire serait d’approfondir la compréhension de l’identité des femmes ainsi que les microagressions en thérapie, à l’aide de recherches qualitatives. Les références majeures dans ce mémoire incluent notamment, Beauvoir (cité dans Mitchell 1974/1975) et Butler (1990/2006) concernant la psychanalyse et les critiques féministes, Battagliola (1998), Blöss & Frickey (2009) et Mitchell (1966) par rapport au contexte historique et enfin, Browning et al. (1991), Gurreri (2022), Ollivier et al. (2024), Owen et al. (2010), Pache (2022), Stone (2013) pour une pratique plus adaptée aux femmes.