Étude des effets restaurateurs de l'exposition à un environnement naturel préservé versus dégradé

(2026)

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L’exposition aux environnements naturels peut favoriser la restauration psychologique et améliorer l’état émotionnel. Toutefois, la dégradation croissante de ces espaces interroge le maintien de leurs bénéfices. Cette étude examine dans quelle mesure la présence de déchets dans un environnement naturel influence ses effets émotionnels et restaurateurs. Elle étudie également le rôle de l’éco-anxiété et de la connexion à la nature. Quarante adultes âgés de 18 à 39 ans ont été exposés successivement à trois environnements réels : un environnement urbain, un environnement naturel dégradé et un environnement naturel préservé. Les affects positifs et négatifs ont été mesurés avant et après chaque exposition. La restauration perçue a été évaluée après chaque condition. Les effets de l’environnement ont été analysés en contrôlant l’ordre de présentation. Les deux environnements naturels permettent de mieux maintenir les affects positifs et sont perçus comme plus restaurateurs que l’environnement urbain. L’environnement naturel préservé entraîne également une évolution plus favorable des affects négatifs que les conditions dégradée et urbaine. L’éco-anxiété intervient uniquement dans l’évolution des affects positifs selon l’environnement. La connexion à la nature ne produit aucun effet significatif. Ces résultats indiquent que la présence de déchets ne supprime pas l’ensemble des bénéfices associés à la nature. Elle semble toutefois limiter certains bénéfices émotionnels, notamment la diminution des affects négatifs. La qualité des espaces naturels constitue ainsi une dimension importante de l’expérience psychologique de la nature.