En quoi les banques peuvent-elles aider les épargnants à limiter leur irrationalité économique par l'approche comportementale ?
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- “Investir est la nouvelle épargne” (Bakelants & De Mol, 2017, p. 1). S’il est important d’en relativiser le caractère de nouveauté, cet adage semble avoir pris un sens tout particulier de nos jours. Dans un contexte où les taux d’intérêts plongent dans les négatifs, la richesse traditionnellement dormante sur les comptes épargne ne croît plus... Alors que l’évolution du BEL20, pour ne prendre que cet exemple, offre une croissance dépassant légèrement les 13% depuis janvier 2019 (Boursorama, 2019), les épargnants semblent ignorer les options pourtant plus rentables qui s’offrent à eux. En effet, 75% des épargnants déposent leurs économies sur un compte épargne (De Rouck, 2017), alors que de nouveaux placements en fonds et autres sont rendus accessibles par les services financiers en ligne. L’objet de ce mémoire sera ainsi de répondre à une question aux facettes multiples : « En quoi les apports de la finance comportementale peuvent-ils aider les banques à limiter l’irrationalité économique des épargnants belges ? ». En répondant à cette question, notre but est de comprendre si les banques, en développant des services en ligne basés sur des principes comportementaux, pourraient permettre aux épargnants d’atteindre une gestion économiquement plus rationnelle de leur épargne. La réponse à cette question envisagera également un côté pratique, suggérant une solution opérationnelle ayant le potentiel de répondre à la problématique. Nous évaluerons en parallèle l’intérêt pour les banques d’implémenter ce genre de solution au regard de la situation économique actuelle. Ce mémoire sera organisé en 2 parties principales. La première partie sera consacrée à la revue des littératures pertinentes à la compréhension de ce vaste thème. Après une première introduction à la notion d’épargne, nous développerons les théories économiques et financières classiques sensées expliquer la fixation du niveau d’épargne et son allocation. Nous comparerons alors ces théories à la réalité belge pour en souligner les limites. Suivra ensuite une étude des théories comportementales de l’épargne afin de comprendre les mécanismes décisionnels amenant au constat de la partie précédente. Nous introduirons alors le concept de service bancaire en ligne et mobile afin d’établir les implications des études couvertes préalablement pour les banques tout en illustrant leurs applications par des exemples réels. La deuxième partie sera consacrée à l’étude quantitative permettant de répondre à la question de recherche au moyen d’un sondage. La partie précédente aura permis d’établir une hypothèse générale afférent à la question de recherche, qui si vérifiée, nous amènera à établir une potentielle solution bancaire permettant de répondre au constat concernant la rationalité économique des épargnants belges. Finalement, nous aborderons les implications pour les banques traversant une période complexe, puis terminerons par quelques considérations d’ordre éthique. Dans l’espoir que vous trouviez ce sujet d’étude intéressant, je vous souhaite une bonne lecture.