Analyse comparée de la performance de douze espèces d’avenir au stade juvénile, dans le contexte des changements climatiques
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HaedensDumoulin_20702100_2026.pdf
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- Les forêts belges sont peu diversifiées et dominées par des espèces sensibles aux changements climatiques, ce qui constitue une préoccupation majeure quant à leur adaptation. Dans ce cadre, le projet Trees for Future vise à identifier des espèces et des provenances contribuant à l’adaptation des forêts aux changements climatiques. À ce jour, le projet inclut 30 espèces réparties sur plusieurs sites en Belgique. Seules les plantations de douze espèces, âgées d’un à cinq ans, sont étudiées dans ce mémoire. L’objectif principal est d’évaluer les comportements et les besoins de ces espèces, à leur stade juvénile, en Belgique. Plus précisément, il s’agit d’identifier les groupes de croissance, les facteurs influençant la croissance, l’homogénéité de croissance, le taux de survie et les facteurs du site expliquant l’évolution de la croissance d’une espèce. Pour ce faire, les données ont été traitées et des analyses statistiques ont été réalisées. Un modèle de croissance a été réalisé qui dépend d’effets fixes (l’âge, l’espèce et leur interaction) et d’effets aléatoires (l’individu arbre, le site et l’année de plantation). Les résultats révèlent que l’espèce a un effet significatif sur la croissance, permettant l’identification de groupes de croissance : A. bornmuelleriana et A. nordmanniana, C. decurrens et T. cordata montrent des croissances plus faibles, Q. cerris, Q. petraea, C. atlantica, P. menziesii et Q. pubescens montrent des croissances intermédiaires tandis que P. nigra, P. sylvestris et P. pinaster montrent des croissances relativement plus élevées. Ces regroupements peuvent être expliqués par leur aptitude écologique similaire, comme leur besoin en lumière. L’analyse de l’hétérogénéité de croissance pour chaque espèce montre que les espèces les plus homogènes sont P. nigra et P. sylvestris, l’espèce la plus hétérogène est T. cordata tandis que les autres espèces se situent entre les deux cas. Cette hétérogénéité peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Par exemple, T. cordata montre des ralentissements de croissance chez certains arbres liés à des dégâts liés au gibier. L’étude de l’effet du site pour Q. pubescens et C. atlantica montre que le site influence significativement leur croissance. Les différences de croissance entre les sites s’expliquent principalement par l’adéquation stationnelle de ces espèces. Par exemple, une espèce sensible aux gelées tardives pousse mieux sur des sites non exposés. Enfin, plusieurs facteurs sont à l’origine de la diminution du taux de survie, notamment le stress post-plantation, les facteurs biotiques et abiotiques.