Comment les enseignants en reprise d’études qui ont persévéré dans le master en sciences de l’éducation maitrisent-ils leurs compétences émotionnelles ?
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- À la suite de l’étude de Faurie & al. (2016), qui portait sur l’influence négative du stress perçu chez les étudiants, sur leur bien-être universitaire ainsi que sur leur réussite académique, nous avons constaté que le contexte universitaire était un milieu qui pouvait générer aux étudiants de nombreuses émotions négatives, telles que le stress, la peur, l’angoisse … qui peuvent avoir une influence sur la décision d’un étudiant d’abandonner ou de persévérer dans ses études. Dès lors, afin de pouvoir gérer ces diverses émotions et de maintenir l’engagement en formation, nous nous sommes intéressés à la maitrise des compétences émotionnelles d’un public, relativement spécifique. En effet, nous avons décidé de nous intéresser à un public représentatif du master en sciences de l’éducation à l’Université catholique de Louvain, qui est celui des enseignants en reprise d’études. Dès lors, nous avons fixé notre objectif de recherche, qui est de comprendre comment les enseignants en reprise d’études qui ont persévéré dans le master en sciences de l’éducation maitrisent-ils leurs compétences émotionnelles. Pour répondre à notre question de recherche, nous avons adopté une approche hypothético-inductive en réalisant une recherche qualitative. À travers cette recherche qualitative, nous avons interrogé huit enseignantes en poursuite ou en reprise d’études qui ont entamé le master en sciences de l’éducation et qui ont soit persévéré dans leur choix, soit décidé d’abandonner celui-ci. Leurs propos nous ont permis de constater une différence entre la maitrise des compétences émotionnelles des enseignantes persévérantes et celle des enseignantes ayant mis un terme à leur formation. En effet, le public cible de notre recherche semble posséder une bonne maitrise générale des cinq compétences émotionnelles : identifier, exprimer, comprendre, réguler et utiliser ses émotions. Néanmoins, nous avons tout de même mis en évidence que cette recherche de nature qualitative ne nous permet pas d’évaluer précisément le degré d’influence entre la maitrise des compétences émotionnelles et la persévérance des enseignants en reprise d’études. Dès lors, nous envisageons, en perspective de cette recherche, de réaliser une recherche quantitative, dans laquelle nous pourrions faire passer des questionnaires à divers enseignants qui correspondent à notre public cible. Cette démarche nous permettrait donc d’évaluer le degré d’influence qu’exercent les compétences émotionnelles sur la décision de persévérer de notre public cible.