Relations entre santé mentale, perfectionnisme et pratique excessive chez les joueurs d’esport : une étude corrélationnelle

(2025)

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En résumé, ce mémoire visait à analyser, dans une démarche corrélationnelle, d’une part la relation entre le perfectionnisme et la santé mentale et, d’autre part, l’association entre la pratique excessive et la santé mentale dans le cadre de l’esport. L’objectif était d’apporter des éléments plus nuancés sur la vision, soit complètement adaptative ou mal adaptative de la pratique du jeu vidéo. Pour y arriver, nous avons utilisé des questionnaires empiriquement validés dans la littérature tels que l’échelle de la MIPS pour le perfectionnisme, l’EDS-R pour la pratique excessive et du DASS-21 pour la santé mentale dans un échantillon de 85 joueurs d’esport. Nos premières hypothèses étaient en lien avec la littérature récente, mettant en avant que le processus du perfectionnisme ne soit pas complètement négatif sur la santé mentale et que toutes les dimensions mesurées par le questionnaire de la pratique excessive n’avait pas nécessairement des conséquences négatives sur la santé mentale. De plus, nous avons émis l’hypothèse exploratoire qu’une ou plusieurs dimensions de la pratique excessive pouvaient médier le lien entre le perfectionnisme adaptatif ou mal adaptatif et la santé mentale. Nos résultats nous ont montré qu’en effet, la relation entre le perfectionnisme et la santé mentale était plus nuancée et variait selon le mode de perfectionnisme utilisé par la personne. De plus, une dimension, en particulier, de la pratique excessive n’était pas liée à la santé mentale. Tandis que la réduction des activités prédisait le mieux les scores de dépression et force a été de constater que le maintien des activités malgré les conséquences négatives prédisait le mieux les symptômes d’anxiété ainsi que le stress. De plus, notre dernière hypothèse est confirmée, étant donné que notre dernière analyse exploratoire démontre que la dimension « réduction des activités », mesuré par le questionnaire de pratique excessive avait un effet partiel sur l’association entre le perfectionnisme mal adaptatif et la dépression. Ces résultats nous ont permis de comprendre l’intérêt d’adopter, en tant que psychologue, une vision holistique de chaque cas rencontré et de prendre en compte tous les facteurs de risque, dans le but de ne pas tomber dans le piège d’une classification abusive.