La variabilité de la fréquence cardiaque et la sensibilisation centrale sont-elles influencées par le niveau d’activité physique en endurance ?

(2026)

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Husson_Valentine_76112200 & Vandenabeele_Julien_74392200_2025-2026.pdf
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L’activité physique (AP) a des effets bénéfiques sur la santé et permet des adaptations notamment au niveau cardio-vasculaire. Ces adaptations peuvent être mises en évidence grâce à la variation de la fréquence cardiaque (VFC). Celle-ci correspondant aux fluctuations des intervalles entre deux battements cardiaques et peut se quantifier via différentes métriques. Les individus entrainés en endurance présenteraient un meilleur état de santé cardio-vasculaire et disposeraient d’une VFC plus élevée. En outre, plusieurs travaux suggèrent que la pratique régulière d’une AP pourrait influencer les mécanismes centraux de la douleur, notamment sur les processus de sensibilisation centrale (SC). Ainsi, l’étude conjointe de ces deux phénomènes (VFC et SC) apparaît pertinente pour mieux comprendre les interactions entre AP, VFC et perception douloureuse via la SC. Par ailleurs, certains facteurs psychologiques tels que l’anxiété sont susceptibles d’influencer la perception de la douleur. Les objectifs de l’étude étaient de déterminer si la VFC et la SC étaient influencées par le niveau d’activité physique en endurance après une stimulation HFS, si le niveau d’activité physique avait un effet sur l’état d’anxiété des sujets, et si ces valeurs d’anxiété pouvaient être prédictives de la taille de l’aire d’hyperalgésie secondaire (AHS) et de la sensibilité mécanique. Les valeurs de VFC ont également été utilisées pour essayer de prédire l’AHS et la sensibilité mécanique. Nos résultats ne montrent aucun effet significatif de l’AP sur les métriques de VFC et sur la sensibilisation centrale. Cependant, des tendances peuvent être observées, les sujets du groupe athlète présentent les valeurs de VFC les plus élevées. Une tendance temporelle semble se manifester avec le groupe athlète qui présente un pic de l’AHS qui arrive plus tôt que les deux autres groupes. L’AHS semble aussi décroitre moins rapidement chez les sujets sédentaires par rapport aux deux autres groupes. Cela ouvre des perspectives pour des études qui étudieraient la vitesse d’évolution de l’AHS en fonction du niveau d’activité physique. De plus, il est encore nécessaire d’investiguer les liens entre la SC et l’AP et les mécanismes sous-jacents qui ne sont pas encore très bien compris aujourd’hui.