Quels sont les facteurs clés, tant politiques qu’idéologiques, qui ont conduit les États-Unis, un pays à régime libéral, et la Russie, un pays à régime autoritaire, à décider de ne pas adhérer à la Cour Pénale Internationale ?
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- Les États-Unis et la Russie, bien que très différents en termes de régimes politiques et idéologiques, partagent des motivations similaires quant à leur non-adhésion à la Cour Pénale Internationale (CPI). Les États-Unis, une démocratie libérale, et la Russie, un régime autoritaire, mettent tous deux en avant des considérations de souveraineté nationale et des préoccupations stratégiques. Les États-Unis craignent une perte de souveraineté et la possibilité que leurs militaires soient jugés par une juridiction étrangère, ce qui pourrait limiter leur capacité à mener des opérations militaires à l'étranger. Cette position est influencée par l'exceptionnalisme américain et la méfiance historique envers les institutions internationales, perçues comme susceptibles de nuire à leur autonomie. De leur côté, la Russie considère la CPI comme un outil de l'influence occidentale, susceptible de s'ingérer dans ses affaires internes et de limiter sa liberté d'action géopolitique. La centralisation du pouvoir et l'autoritarisme russes sont des facteurs clés de cette méfiance, renforcée par des expériences historiques d'interventions étrangères. La décision des États-Unis et de la Russie de ne pas adhérer à la CPI a des implications importantes pour la justice internationale, affaiblissant l'autorité et l'efficacité de la Cour, et soulignant la nécessité de réformes et de dialogues diplomatiques pour encourager la coopération des grandes puissances.