Comment le cadre institutionnel, à travers le jeu du transfert, soutient ou entrave la subjectivation du sujet dans la psychiatrie contemporaine ?
Files
Bertrand_64942200_2026.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 798.75 KB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Ce mémoire interroge la manière dont le cadre institutionnel, à travers le jeu du transfert, soutient ou entrave la subjectivation du sujet en psychiatrie contemporaine. Prenant appui sur la psychothérapie institutionnelle (Tosquelles, Oury, Delion) et sur la psychanalyse dans sa diversité (freudienne, lacanienne, kleinienne, winnicottienne), ce travail montre que le transfert ne se limite jamais à la relation duale patient-soignant : il se diffracte sur l'ensemble du collectif soignant, engageant chaque professionnel dans un contre-transfert institutionnel dont l'élaboration collective conditionne la fonction soignante du dispositif. À partir de cette dynamique, le mémoire explore les conditions concrètes – constellation transférentielle, mise en récit, espace triangulaire, transversalité – sous lesquelles l'institution favorise l'appropriation subjective plutôt que le simple assujettissement, avant de se confronter à une lecture plus critique, empruntée à Foucault et à Basaglia, qui interroge le dispositif transférentiel lui-même comme forme de pouvoir. Loin de trancher entre soin et contrôle, ce travail défend l'idée qu'aucun dispositif, aussi bien conçu soit-il, ne soutient la subjectivation par sa seule existence formelle : tout dépend de la manière dont le collectif qui l'habite accepte de se laisser traverser, penser et remettre en question par ce qui s'y joue.