Les méthodes de valorisation usuelles sont-elles suffisamment adaptées à l'évaluation de la valeur d'une banque ?

(2017)

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Ce mémoire a pour objectif de déterminer dans quelle mesure les méthodes de valorisation usuelles sont adaptées au cas des banques. Afin d'appréhender cette problématique de la manière la plus adéquate possible, nous avons divisé notre travail en trois parties. Dans une première partie, nous avons présenté les méthodes de valorisation les plus courantes (DCF et comparables) ainsi que l'évolution de l'environnement bancaire. La seconde partie a été l'occasion de confronter ces deux axes théoriques et a permis d'énoncer les éléments qui rendent la valorisation bancaire délicate. La troisième et dernière partie de notre étude a confronté les éléments énoncés en théorie avec des analyses pratiques. Dès lors, nous avons analysé des "fairness opinions", documents justifiant les méthodes utilisées afin de fixer une valeur aux entreprises. Nous avons également rencontré un expert en valorisation des banques. De surcroît, nous avons tenté de justifier l'écart observé entre la valeur financière estimée et le prix fixé lors d'une opération. Notre travail a, entres autres consisté en une analyse approfondie de la place accordée aux éléments intangibles dans le processus de valorisation. Les éléments intangibles et les indicateurs non financiers de la performance ont été introduits en suivant notamment les écrits de Succès Masra (2012). En effet, nous avons remarqué que bien trop souvent les valorisations étaient motivées par une recherche de profit à court terme et par une maximisation de la valeur actionnariale, laissant de côté des éléments tels que le capital humain. Or, force est de constater que de nombreuses opérations ne créaient pas de valeur pour les actionnaires (Ayadi, de Lima et Pujals, 2002).