Réactiver le patrimoine vernaculaire : des lieux de transmission au service des pratiques ancestrales

(2026)

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L’architecture en terre a pendant des siècles été l’unique réponse aux conditions climatiques, aux ressources disponibles et aux modes de vie des régions atlasiques et sub-atlasiques du Maroc. Ces architectures vernaculaires et leurs savoir-faire sont confrontés à des mutations profondes. L’évolution des modes de vie, l’urbanisation, et la disparition progressive des savoir-faire fragilisent aujourd’hui leur transmission. Ce travail interroge la manière dont l’architecture peut contribuer à la préservation et la transmission de ces patrimoines. A travers l’étude du Ksar d’Aït Ben Haddou, il met en évidence les limites d’une approche centrée uniquement sur la conservation du bâti. L’attention doit davantage se concentrer sur les savoir-faire, les usages et les conditions de leur transmission. Face à ces constats, le projet propose un centre de transmission dédié à l’architecture en terre. Le centre s’implante dans la continuité du tissus du ksar. Il regroupe apprentissage, expérimentation, chantier-école et vie collective. Ce qui est favorisé c’est la transmission par la pratique. Les ressources locales et les techniques vernaculaires ne sont pas uniquement des héritages du passé. Elles conservent aujourd’hui toute leur pertinence. Elles peuvent contribuer à répondre aux enjeux environnementaux, sociaux et culturels contemporains.