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WINKEL_02692401_2026.pdf
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- Ce travail porte sur la manière dont l'Internet des Objets, appliqué à la supply chain, influence concrètement la prise de décision opérationnelle dans un réseau de distribution multi-sites. La question de départ est simple : l'IoT tient-il vraiment ses promesses sur le terrain, et à quelles conditions ? Pour y répondre, j'ai conduit trois entretiens semi-structurés chez Weldom avec des acteurs à des positions très différentes, un responsable supply chain au siège, un animateur réseau régional, et une gérante franchisée qui pilote son magasin depuis l'Espagne. Trois choses ressortent de cette analyse. La première, c'est qu'un même outil numérique n'est pas vécu de la même façon selon où on se trouve dans l'organisation. Cette asymétrie de perception n'apparaît qu'en croisant les trois récits, aucun des entretiens pris seul ne l'aurait révélée. La deuxième, c'est que la vraie condition de l'automatisation n'est pas technologique mais organisationnelle : ce qui fait la valeur d'un capteur IoT, c'est la fiabilité de la donnée qu'on y met, pas la sophistication du dispositif. La troisième nuance le discours habituel sur l'automatisation : l'IoT ne supprime pas la décision humaine, il la déplace vers ce qui touche à la relation, à l'exception, au management. Au total, cette analyse croise plusieurs niveaux de lecture de la digitalisation supply chain (stratégique, opérationnel, humain) que la littérature traite rarement ensemble. De là découlent des implications assez directes pour les enseignes qui s'y engagent réellement.