Comment la construction visuelle et sonore des images apocalyptiques dans Le vent se lève et Le garçon et le héron structure-t-elle la tension narrative du récit et met-elle en évidence le rôle de la nature ?
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- Ce mémoire analyse la représentation de l’apocalypse dans Le vent se lève et Le garçon et le héron, deux œuvres récentes de Hayao Miyazaki. L’étude interroge la manière dont la construction visuelle et sonore des séquences apocalyptiques structure la tension narrative et révèle le rôle de la nature. La recherche s’appuie sur un cadre théorique pluridisciplinaire, mobilisant les notions de paysage filmique, d’ontologies de Descola, d’ocularisation, d’espace sonore et de tension narrative. La méthodologie repose sur une analyse fine d’un corpus ciblé, constitué après un visionnage sélectif des deux films. À partir de grilles d’analyse élaborées spécifiquement, les séquences apocalyptiques et les plans paysages sont examinés selon leurs dimensions visuelle, sonore, narrative et symbolique. Les résultats montrent que Miyazaki conçoit l’apocalypse comme une expérience perceptive fondée sur le trouble sensoriel et l’instabilité narrative. La nature y apparaît comme une entité active, souvent animée d’une intériorité, selon une logique animiste ou totémiste. L’espace, saturé ou dilaté, intensifie la charge émotionnelle des séquences, tandis que la bande sonore participe à leur cohésion et à leur puissance immersive. Le paysage devient ainsi un vecteur d’expression du désordre, de la perte et de la reconstruction.