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Enes Dias_04122100_2026.pdf
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- Né d’une marche sur la rive est de Lisbonne à travers le parcours du 25 avril 1974, ce mémoire interroge un constat apparu progressivement au fil du trajet : la relation au fleuve y est fragmentée, perdue pour des quartiers qui ne peuvent plus y accéder. Longtemps structuré par les activités industrialo-portuaires, ce front fluvial peine encore à retrouver un rapport direct avec le Tage, malgré les transformations déjà engagées sur d’autres secteurs de la rive lisboète. À partir d’une analyse historique du système ville-port, une zone stratégique de 3,7 km est identifiée comme le dernier grand fragment où la relation au fleuve demeure absente. Appuyée par une analyse urbaine du territoire, cette lecture révèle une structure urbaine « en peigne », où les logiques longitudinales liées aux infrastructures contraignent les relations transversales entre les quartiers et le Tage. Face à ce constat, ce mémoire se développe sous la forme d’une recherche par le projet articulée autour d’hypothèses successives visant à retrouver le fleuve à l’est de Lisbonne. La première cherche à effacer la barrière créée par l’avenue Infante Dom Henrique grâce à une restructuration des mobilités et à la mise en place d’une ligne de tramway longeant la rive. La seconde tente d’effacer la barrière induite par la zone portuaire grâce au paysage, par l’aménagement d’un nouveau parc pour la ville. Enfin, les barrières longitudinales levées, la dernière hypothèse cherche à activer les traversées par la gestion des eaux pluviales, permettant de faire descendre les habitants jusqu’au Tage. Ces trois hypothèses ne forment pas un projet figé, mais plutôt un plan guide révélant que les conditions d’une recomposition sont réunies et qu’elles méritent d’être explorées. Ce mémoire n’est donc pas une réponse définitive, mais une invitation à poursuivre la réflexion : jusqu’où l’architecture peut-elle participer à la recomposition d’un territoire fragmenté ?