La variabilité motrice entre les sportifs de haut niveau et les pathologies neurologies de l'adulte : entre adaptation et instabilité.

(2026)

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Cette étude visait à caractériser la variabilité motrice chez les sportifs de haut niveau et chez les adultes présentant une pathologie neurologique, afin d’identifier les principes communs de son organisation et de mieux distinguer la variabilité liée à l’adaptation de celle associée à une altération du contrôle moteur. Une revue de portée a été réalisée selon le cadre d’Arksey et O’Malley, complété par Levac et al., et rapportée conformément aux recommandations PRISMA-ScR. Les bases de données PubMed, Embase et SPORTDiscus ont été consultées. Un formulaire d’extraction des données a été réalisé à l’aide du logiciel Excel pour recueillir les informations pertinentes. Chez les sportifs, la variabilité motrice apparaît comme un mécanisme d’adaptation permettant de moduler l’organisation du mouvement selon les contraintes de la tâche, de l’environnement, de l’expertise, de la fatigue ou de la douleur, tout en maintenant la performance. Chez les patients neurologiques, les modifications de la variabilité sont davantage associées à une diminution de la coordination, de la complexité et de la capacité d’adaptation, notamment après un AVC, dans la sclérose en plaques et dans la maladie de Parkinson. Les résultats montrent toutefois que la distinction entre ces deux contextes repose sur l’organisation de la variabilité que sur sa quantité. La variabilité motrice constitue une composante intrinsèque du mouvement humain et un indicateur pertinent de l’organisation du contrôle moteur. Son interprétation ne peut cependant pas reposer seulement sur son amplitude et doit prendre en compte sa structure temporelle, sa complexité et sa fonction. Une variabilité adaptée pourrait constituer un levier intéressant pour optimiser la performance sportive et soutenir la récupération fonctionnelle en rééducation neurologique. L’hétérogénéité des protocoles et des méthodes de mesure souligne néanmoins la nécessité de poursuivre les recherches.