Nouvelle stratégie de prise en charge du carcinome hépatocellulaire non résécable : Atezolizumab (anti-PD-L1) combiné au Bevacizumab (atni-VEGF). Mécanisme d’action et efficacité clinique.
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Ould-Amara_Lounes_15432300_2025-2026.pdf
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- Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est un cancer très fréquent et l'une des principales causes de mortalité par cancer. Les patients présentant une maladie à un stade précoce ou intermédiaire peuvent être traités par des méthodes curatives telles que la résection et l’ablation. Cependant, la majorité des patients sont diagnostiqués à un stade avancé rendant la prise en charge difficile et les méthodes conventionnelles inefficaces. En 2020, un traitement combinant l’Atezolizumab, un anticorps dirigé contre le PD-L1 et le Bevacizumab, un anticorps anti-VEGF, a été approuvé dans la prise en charge du CHC non résécable, une indication jusque-là réservée aux inhibiteurs de Tyrosine kinase (ITK). Ce travail a pour objectif de mettre en lumière la synergie entre l'Atezolizumab et le Bevacizumab dans le contexte d’un environnement immunitaire hépatique singulier. Ensuite, ce travail fait un état des lieux des données cliniques sur l’efficacité et la sécurité de cette thérapie et évalue le bénéfice clinique réel de celle-ci dans la pratique courante en termes de survie globale et de survie sans progression au long terme. Cette combinaison a démontré une efficacité significative avec une survie globale médiane de 19,2 mois, surpassant très largement les ITK. Ce bénéfice clinique a été confirmé par des données montrant une efficacité à moyen terme avec plus d’un quart des patients traités encore en vie à 3 ans. Toutefois, une évaluation plus approfondie, notamment dans certains sous-groupes ou à des stades plus précoces de la maladie, demeure indispensable. De plus, l’identification d’un biomarqueur de réponse pourrait optimiser la sélection et la prise en charge des patients.