Vie affective et sexuelle des personnes âgées vivant en maison de repos en Wallonie : perceptions des résidents et facteurs influençant son expression.

(2026)

Files

VERVALLE_64402300_2026.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 5.29 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Le vieillissement de la population et l'augmentation du nombre de personnes âgées vivant en maison de repos soulèvent de nombreuses questions concernant la prise en compte de leur qualité de vie. Parmi celles-ci, la vie affective et sexuelle demeure un sujet encore largement invisibilisé, malgré la reconnaissance de son importance par les instances nationales et internationales. Les recherches existantes se sont principalement intéressées au point de vue des professionnels, tandis que les perceptions des résidents belges restent peu documentées. Ce mémoire vise à répondre à la question suivante : comment les personnes âgées vivant en maison de repos en Wallonie vivent-elles et perçoivent-elles leur vie affective et sexuelle dans le contexte institutionnel, et quels facteurs influencent son expression ? Une étude qualitative exploratoire a été menée auprès de huit résidents âgés de 71 à 88 ans, recrutés dans deux maisons de repos wallonnes. Les données ont été recueillies au moyen d'entretiens semi-directifs réalisés en juin 2026. Les participants répondaient à des critères d'inclusion portant notamment sur l'âge, les capacités de communication et l'absence de troubles cognitifs majeurs (MMSE ≥ 24). Les entretiens ont été retranscrits puis analysés selon une démarche inductive de thématisation continue, permettant d'identifier les principaux thèmes récurrents dans les discours. Les résultats montrent que la vie affective et sexuelle des résidents est fortement influencée par le parcours de vie, l’état de santé, la situation relationnelle actuelle et les valeurs personnelles. La sexualité est généralement redéfinie avec l'avancée en âge et laisse davantage de place à l'affection. L'institution n'apparaît pas comme un obstacle systématique à l'expression de cette dimension de la vie. Les attentes exprimées à l'égard des établissements restent limitées et concernent principalement le respect de l'intimité, de l'autonomie et des choix individuels plutôt que la mise en place de dispositifs spécifiques. Ces résultats soulignent la nécessité de développer des cadres institutionnels relatifs à la vie affective et sexuelle clairs, connus des professionnels et effectivement appliqués, afin de garantir le respect des droits, de l'autonomie et de l'intimité des résidents.