Prévalence et déterminants des mutilations génitales féminines au Togo chez les adolescentes : une étude de l'enquête démographique et de santé de 2013-2014

(2023)

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Le suivi des mutilations génitales féminines (MGF) est une préoccupation cruciale dans la lutte en cours contre cette tradition néfaste. Au Togo, ce phénomène concerne environ 5% des femmes âgées de 15-49 ans selon la dernière Enquête Démographique et de Santé. De nombreuses initiatives ont été mises en œuvre pour surveiller et décourager les cas de MGF dans le pays. Ainsi, en 1998, le gouvernement Togolais a mis en place une législation qui rend illégales les mutilations génitales féminines. En parallèle, des initiatives ont été mises en place pour accroître les connaissances sur les risques associés aux MGF et pour renforcer les compétences des prestataires de soins de santé dans l'identification et la prise en charge des complications découlant de cette pratique. En 2006, le Togo a lancé une initiative globale appelée Programme National de Lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (PNMGF). L'objectif principal de ce programme est d'éradiquer la pratique des MGF dans le pays. L’objectif de notre étude est d’analyser les facteurs de risques associés aux MGF au Togo chez les adolescentes et de contribuer ainsi à l’éradication progressive de ce fléau qui ruine non seulement la vie des jeunes filles mais aussi qui constitue un frein au développement culturel de notre société moderne togolaise. Pour ce faire, ce travail s’est basé sur les MGF pratiquées sur les jeunes filles de 15 à 18 ans au Togo. Notre étude montre que 41.7 % des jeunes filles n’ont jamais entendu parler de l’excision. Pourtant, cette pratique touche encore une minorité de jeunes filles, puisque 1.5 % des jeunes adolescentes de 15-18 ans ont été excisées. Nous préconisons une collecte de données régulières dans le Nord du pays (région des Savanes) et dans la région Centrale, chez les filles en union, et dans les deux derniers quintiles de bien-être socio-économique les plus élevés, pour permette d’identifier et suivre les populations victimes de ces mutilations.