Evaluer la sensibilité des exploitations agricoles face aux retombées de téphra dans les régions volcaniques : Cas d’étude : volcan Tungurahua, Equateur

(2026)

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L’activité volcanique explosive constitue une menace récurrente pour les sociétés humaines, en particulier pour le secteur agricole qui s’établit préférentiellement dans ces régions. Parmi les aléas volcaniques, les chutes de téphra engendrent des dommages physiques, chimiques et physiologiques majeurs sur les cultures, ainsi que des pathologies graves au sein du bétail, entrainant des pertes financières conséquentes pour les exploitants. En s’appuyant sur une approche systémique et sur un cas d’étude mené autour du volcan Tungurahua, en Équateur, ce mémoire analyse la sensibilité de ce secteur face à l’aléa volcanique. Jusqu’à présent, la littérature scientifique s’est principalement concentrée sur la modélisation de la dispersion atmosphérique des téphra et sur l’évaluation de leur impact sur les cultures et le bétail de manière isolée, délaissant ainsi l’évaluation de la sensibilité globale du système ferme. Pour pallier ces lacunes, l’objectif principal de cette recherche est d’améliorer l’évaluation de la sensibilité des exploitations face aux retombées de téphra. À cette fin, une description des structures et des modes de conduite agricoles locaux est établie, suivie d’une quantification précise des pertes de production induites par les retombées de téphra. Enfin, l’influence de ces modes de conduite sur le niveau de sensibilité des exploitations exposées est évaluée. Les résultats démontrent que les cultures annuelles présentent une forte sensibilité, corrélée à la saisonnalité de l’éruption. À l’inverse, les cultures pérennes, caractérisées par une récolte continue, permettent d’atténuer l’impact. Concernant l’élevage, la sensibilité dépend principalement de la composition du troupeau. Enfin, ce travail révèle que les systèmes intégrés, favorisant les échanges entre les secteurs culturaux et du bétail au sein d’une même exploitation, s’avèrent plus sensibles lors de chutes de téphra que les exploitations davantage dépendantes d’intrants extérieurs.