Distance sémantique des erreurs chez la personne aphasique : est-elle fonction de l’intégrité des traitements lexico-sémantiques ?
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DeClerck_26602000_2025
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- Ce mémoire vise à explorer la relation de distance sémantique entre un mot cible et l’erreur produite par des patients aphasiques dans une tâche de dénomination orale d’images. Notre travail s’appuie sur les données récoltées auprès d’un grand échantillon de patients (MAPPD ; Mirman et al., 2010) et a pour but d’analyser les erreurs produites par ceux-ci au Philadelphia Naming Test (PNT) (Roach et al., 1996). La distance sémantique entre le mot cible et l’erreur a été calculée à l’aide du modèle de langage BERT (Devlin et al., 2018). L’objectif principal est de déterminer si cette distance varie en fonction de la présence d’un déficit sémantique ou de la sévérité du déficit (mesurée via le score obtenu au Pyramids and Palm Trees Test (PPTT)) (Howard & Patterson, 1992). Les données ont été analysées à l’aide de modèles linéaires mixtes généralisés, avec les participants et les mots cibles comme effets aléatoires. L’hypothèse de départ postule une augmentation de la distance sémantique en cas de déficit sémantique et d’un score faible au PPTT. Les résultats n’ont cependant pas révélé d’effets significatifs des variables indépendantes étudiées. Néanmoins, une part importante de la variance observée semble s’expliquer par les effets aléatoires et en particulier par les propriétés psycholinguistiques des items utilisés dans le PNT. Pour de futures recherches sur le sujet, la prise en compte de ces effets aléatoires permettrait d’affiner la compréhension du traitement lexico-sémantique en production orale.