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LEBORGNE_14302001_2025.pdf
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- Introduction : En Belgique, les soins palliatifs suscitent une certaine ambiguïté : ils sont largement évoqués, mais peu de personnes en connaissent réellement les contours et leurs implications concrètes. Cette méconnaissance touche la société, mais aussi les professionnels de santé. Chaque année, de plus en plus de patients sont concernés par les soins palliatifs. : 23 308 patients ont été déclarés en statut palliatif pour l’année 2023. Les structures d'accueil, qu'elles soient hospitalières ou autres, ne disposent pas des capacités suffisantes pour prendre en charge tous ces patients. Outre le faible chiffre de 400 lits palliatifs, le personnel soignant lui-même constitue un véritable frein à l’accès aux soins palliatifs. Bien qu’il soit possible d'avoir des soins palliatifs à domicile, il est nécessaire d'avoir d'abord été identifié comme patient potentiel et d'avoir bénéficié de soutiens psychologique, social et humain avant de se voir proposer le « statut palliatif ». Le but de ce travail est d'examiner à la fois les avantages et les inconvénients liés à l’identification du patient palliatif. Méthode : Dans un premier temps, j’ai exploré la littérature afin de mieux cerner les lois régissant les soins palliatifs, les outils associés, ainsi que la réalité des services palliatifs aujourd’hui. J’ai mené des entretiens approfondis avec cinq témoins privilégiés. Ensuite, j’ai mis en place un focus groupe composé de cinq participants, y compris une non soignante, pour partager avec eux les enseignements issus de mes recherches et récolter leurs impressions et suggestions. Résultats : Suite à la retranscription des entretiens, j'ai élaboré une présentation détaillée des données, illustrée par des extraits pour chaque thématique abordée par les témoins privilégiés, à savoir leur vision du patient palliatif, le PICT en question, l'anticipation comme solution, ainsi que le travail effectué par les médecins et infirmiers auprès des patients palliatifs. Les échanges lors du focus groupe ont permis de mettre en lumière les écarts entre les différents professionnels de santé concernés par la prise en charge palliative, les limites de l'anticipation, ainsi que l'ignorance des soins palliatifs qui engendre des dérives, et ce que les participants aimeraient modifier dans ce dispositif. Discussion : La frontière des soins palliatifs demeure souvent floue, conduisant à une utilisation inappropriée de l’offre. L’identification du patient palliatif est mal connue, voire négligée, en particulier en milieu hospitalier, elle intervient en amont et peut évoluer avec l’état de santé. Elle est distincte du statut palliatif qui marque la prise en charge en fin de vie. Une collaboration insuffisante avec le médecin freine aussi la mise en place des soins palliatifs à domicile. L'absence d'une identification précoce peut aboutir à des conditions de fin de vie indignes. Enfin, l'information relative à l’identification palliative doit servir d'alerte pour les soignants.