Baby blues, dépression post-partum, psychose puerpérale et burn-out maternel : concepts, symptômes, facteurs de risques et accompagnement

(2025)

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Contexte : La période post-partum est marqué par une vulnérabilité accrue à divers troubles psychiques (baby blues, dépression post-partum, psychose puerpérale et burn-out maternel), et qui comportent des conséquences potentiellement lourdes pour la mère et l'enfant. Objectif : identifier, à partir d’essais contrôlés randomisés, les composantes d'intervention associées au meilleur résultat, afin d'éclairer les pratiques cliniques à la recherche. Méthode : recherche documentaire dans PubMed, Embase et Scopus entre juin et décembre 2024 suivant les recommandations PRISMA. Inclusion : essais contrôlés randomisés publiés depuis 2019, en français ou en anglais, portant sur des femmes enceintes ou en post-partum (<=12 mois) et évaluant des interventions psychologiques, psychoéducatives, comportementales ou combinées, excluant les approches purement pharmacologiques, uniquement anténatales ou sans intervention professionnelle. Sur 6434 références initiales, 17 études ont été retenues Résultats principaux : les études totalisent 5228 participantes, majoritairement ciblées sur la dépression post-partum. Les interventions relevaient principalement des thérapies cognitivo-comportementales (TCC), parfois combinées. Les formats individuels, en présentiel, sur 6 à 12 semaines, avec suivi post-intervention, étaient prédominants. Les TCC montraient des effets significatifs sur les symptômes dépressifs, avec un maintien partiel des bénéfices jusqu'à 6-12 mois. Les approches préventives et les adaptations culturelles apparaissent prometteuses, surtout dans les contextes vulnérables. Discussion : cette revue confirme la robustesse des TCC dans la prise en charge de la dépression post-partum, tout en soulignant l'intérêt d'approches hybrides et préventives. Peu de données existent pour le baby blues, la psychose puerpérale et le burn-out maternel. Des recherches futures devraient élargir à ces troubles, évaluer les effets à long terme et intégrer les adaptations culturelles et socio-économiques.