La Chine, les Ouïghours et le CDH : entre impasse, intérêts et confrontations

(2025)

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Nous remarquons, ces dernières années, de nombreux débats et luttes gravitant autour des droits humains, défendus comme des normes s’appliquant universellement. Ces droits humains, bien que défendus et répandus par divers acteurs et organisations internationales, se heurtent à des tensions et stratégies pouvant remettre en question ces acteurs. Face à cela, il en résulte un renforcement et une restructuration des discours autoritaires au sein du système international. Précisément, la Chine fait partie des pays qui incarnent (aux yeux des pays démocratiques et occidentaux) le modèle du pays autoritaire par excellence qui ne respecte différemment les droits humains sur son territoire. En effet, à travers divers témoignages, images et événements historiques, la Chine a renvoyé une image intrigante auprès des pays occidentaux, comme « pays bafouant les droits humains ». Cette image intrigante est le reflet des contradictions qui sont perceptibles entre les discours propagés par le pays à l’international et les censures qui sont exercées au sein du pays. Ces discours, étant l’incarnation de la sécurité et du développement pour la Chine, deviennent une arme d’influence. Cette contradiction est également perceptible à travers le comportement de la Chine au sein de l’un des organes majeurs de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur les droits humains : le Conseil des droits de l’homme (CDH). Entre discours stratégiques et idéologiques, ces derniers amènent à une remise en question du CDH et à une redéfinition des normes internationales des droits humains, à partir du cas des Ouïghours, qui devient un terrain stratégique.