Identifier, selon la méthode DELPHI, les freins, leviers et priorités pour mettre en place des réunions interdisciplinaires dans un service de soins intensifs
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- Contexte : La prise en charge des patients en soins intensifs est complexe et nécessite l'intervention de nombreux professionnels de santé. Une collaboration interdisciplinaire de qualité est essentielle afin d'assurer une prise en charge globale, cohérente et centrée sur les besoins du patient. Parmi les stratégies décrites dans la littérature, les réunions interdisciplinaires apparaissent comme un levier prometteur pour améliorer la communication et la coordination des soins. Toutefois, leur mise en œuvre reste peu étudiée dans le contexte spécifique des soins intensifs. Cette étude avait pour objectif d'identifier les freins, les leviers et les priorités pour mettre en place ces réunions dans un service de soins intensifs. Méthode : Une étude utilisant la méthode Delphi a été réalisée auprès d'un panel de 41 experts issus de différentes disciplines et de plusieurs hôpitaux belges. Trois tours de questionnaires ont permis de recueillir et de confronter les avis des participants jusqu'à l'obtention d'un consensus, fixé à 75 %. Les résultats quantitatifs ont été complétés par une analyse qualitative des commentaires des experts afin d'approfondir la compréhension des convergences et des divergences observées. Résultats : Les experts s'accordent sur les nombreux bénéfices des réunions interdisciplinaires, notamment l'amélioration de la communication, de la cohésion d'équipe, de la coordination des soins et de la prise en charge du patient. Les principaux freins identifiés concernent le manque de temps, la charge de travail, le manque de ressources humaines et les difficultés de coordination entre les disciplines. En revanche, certaines modalités d'organisation, telles que le leadership, l'utilisation d'un ordre du jour ou la discussion systématique de tous les patients, n'ont pas fait l'objet d'un consensus, soulignant l'influence du contexte sur leur mise en œuvre. Conclusion : Les réunions interdisciplinaires apparaissent comme un levier pertinent pour améliorer la collaboration et la qualité des soins en soins intensifs. Leur mise en place nécessite toutefois une organisation adaptée aux contraintes du terrain. Cette étude a permis de formuler des recommandations destinées à soutenir leur implémentation et leur pérennisation dans la pratique clinique.