Résister face à la masculinité hégémonique : les formes de backlash et les stratégies de résistance des mouvements féministes, LGBT et queer
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- Cette recherche se penche sur les différentes formes de résistances ainsi que les attaques subies par les mouvements féministes, LGBT et queer face à la masculinité hégémonique. Ce mémoire se base sur trois concepts théoriques fondamentaux : le concept de masculinité hégémonique de Connell (1995) ; la théorie de la dominance sociale de Pratto et al. (2006) et le backlash de Faludi (1991). Les éléments théoriques ainsi que les données recueillies lors de nos entretiens nous permettent d'analyser les normes associées à la masculinité hégémonique, les tentatives de remise en question et les mécanismes de backlash qui émergent. Ce mémoire repose sur une approche qualitative basée sur neuf entretiens réalisés de manière semi-directive. L'ensemble des individus ont été recrutés sur base de leur intérêt pour les questions de genre. Les résultats mettent en avant la masculinité hégémonique comme la forme de masculinité la plus valorisée et dominante dans la hiérarchie sociale. Elle est présente dans les rapports sociaux ou dans de nombreuses normes. Les mouvements féministes, LGBT et queer cherchent à remettre en question cette structure inégale. Malgré les avancées existantes, de nombreuses formes de backlash ou de contre-attaques sont observables. Les individus engagés dans ces revendications peuvent être confrontés à plusieurs risques. Ce travail met en lumière un paradoxe central : la nécessité de se battre vers plus d'égalité alors que les réactions de backlash s'intensifient à mesure que la visibilité augmente. Pour terminer, plusieurs pistes de réflexion émergent telles que la place des hommes comme possible levier de changement, l'impact des réseaux sociaux sur les jeunes et la nuance entre masculinité hégémonique et masculinité.