« Vivre ensemble, mission (im)possible ? », une exposition comme outil pédagogique du vivre ensemble Analyse qualitative de la perception enseignante : représentations, apports et conditions de mise en œuvre
Files
El_Guen-Nouni_8578-22-00_2026.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 1.34 MB
El_Guen-Nouni_8578-22-00_2026_Annexe1à5.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 3.63 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- J’enseigne en Fédération Wallonie-Bruxelles depuis dix ans. En cours d’histoire, j’aborde régulièrement les religions et les croyances, ce qui suscite souvent des débats entre élèves. J’estime que ces échanges sont formateurs pour le développement de leur citoyenneté, mais j’y mets généralement fin en rappelant que le cours d’histoire se centre sur la dimension historique et que le temps manque pour approfondir. Dès la rentrée 2026, dans le cadre de la réforme du tronc commun, le cours de Formation historique, géographique, économique et social remplacera le cours d’histoire en première secondaire. Dans son programme, le fait religieux deviendra central. L’exposition « Vivre ensemble, mission (im)possible ? » constitue le dispositif au cœur de ce mémoire. Elle offre un espace de réflexion sur des questions que l’école aborde souvent de manière plus implicite, comme la diversité des convictions, le respect, la justice et la non-violence. Sans préjuger de ses effets, l’hypothèse est qu’un tel support pourrait aider à encadrer certains débats : non pas en garantissant de les « résoudre », mais en proposant des points de repère, un cadre de discussion et un point d’appui commun, permettant aux enseignants de travailler l’écoute et la mise à distance des jugements. Dans le contexte de l’enseignement officiel, l’évolution curriculaire annoncée et un dispositif comme celui-ci peuvent-ils soutenir le dialogue interconvictionnel tout en respectant le principe de neutralité ? C’est dans cette perspective que l’exposition a été envisagée comme un outil à amener dans une école secondaire de l’enseignement officiel, et donc soumis au même principe de neutralité. La recherche qualitative ici menée a visé à mieux comprendre ce que ce dispositif permet — ou ne permet pas — en termes de dialogue, de rencontre et de vivre-ensemble, ainsi que les conditions de mise en œuvre que les enseignants estiment nécessaires pour qu’il fasse sens sur le terrain.