Estimation des précurseurs des lymphocytes T cytotoxiques : application en transplantations médullaires et rénales
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- Le but de notre travail était l'application de la technique de dilution limite dans le but d'évaluer la fréquence des lymphocytes T cytotoxiques alloréactifs et son utilisation dans le cadre de transplantation médullaires et rénales. La GVHD reste la complication la plus fréquemment associée aux transplantations médullaires. Cette réaction est déclenchée par les lymphocytes T alloréactifs du donneur qui reconnaissent, chez l'hôte sans défense, des antigènes d'histocomptabilité différents (majeurs ou mineurs). Avec l'expansion des BMT à partir de donneurs non apparentés, le problème du choix d'un bon donneur devient crucial puisque ces transplantations sont caractérisées par une incidence accrue de GVHD. A l'heure actuelle la culture mixte lymphocytaire reste le test de sélection d'un donneur pour une BMT. Malheureusement, la corrélation entre les résultats de la MLR et le développement et la sévérité de la GVHD est décevante. L'estimation de la fréquence des lymphocytes T cytotoxiques paraissait une bonne alternative dans la sélection d'un donneur, et, au contraire de la MLR, serait corrélée avec l'incidence de la GVHD. La fréquence de p(CTL) a été déterminée chez 14 paires "donneur-receveur" de moelle apparentées HLA identiques et pour 9 paires "donneurs-receveurs" de moelle non apparentées HLA identiques. Malgré le petit nombre de cas étudiés, on peut conclure qu'aucune corrélation n'a pu être mise en évidence entre la valeur de la fréquence des p(CTL) pré-transplantation et l'évolution clinique post transplantation. De même, aucune différence n'a pu être mise en évidence entre les valeurs de la fréquence des p(CTL) vis-à-vis de donneurs apparentés et celles vis-à-vis des donneurs non apparentés (p = 0,628). Nous avons étudié, in vitro, la fréquence des précurseurs de lymphocytes cytotoxiques au cours du temps, et l'IRR en culture mixte chez des patients inclus dans un protocole ayant pour but l'obtention d'une tolérance d'allogreffe rénale par l'infusion de moelle du donneur au jour 12 après la greffe. Deux groupes de patients furent inclus dans l'étude : un groupe contrôle (n=12) et un groupe "infusé" (n=10). Aucune différence significative n'a pu être observée dans la réponse en MLR au cours du temps entre les deux groupes (p>0,90), de même dans le suivi de la fréquence des p(CTL) (p>0,30). la comparaison de l'évolution clinique des 16 patients du groupe contrôle et des 19 patients du groupe "infusé", ne montre aucune différence significative, aussi bien pour les valeurs de créatinine à 1 an (p=NS), 2 ans (p=NS) et 3 ans (p=NS); que pour la surive des patients (p=NS) et des greffons à 2 ans (p=NS), ainsi que pour le nombre d'épisodes de rejet (p=NS).